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23) Une correspondance bien pensée et qui donne de l'énergie à cet échange dont nous devenons les spectateurs ou même que nous espionnons, c'est au choix. Le style est léger, un peu pompeux de temps à autre, certainement parce que nous n'avons plus l'habitude d'écrire en bon français. Sur le fond, on y retrouve la personnalité de l'auteur et son autre "lui" dans toute la dualité de son héritage qui va du Nord au Sud. L'excellente éducation reçue des "public schools" d'abord, mais étrangement un côté "bourrin" et exubérant qui ressort certainement certains soirs autour d'un  verre. De sa relation particulière avec la gente féminine et plus encore avec ses aïeux, il se démarque, D. soit loué, de celle qu'il a eue avec ses enfants. A le lire, sa nostalgie explose au visage, fière et triste à la fois et qui exclut l'avenir malgré quelques pages sur le présent, à la fin, mais qui ne compensent rien. Il est important de savoir d'où l'on vient pour comprendre où l'on va et c'est pour cela que l'on encouragera l'auteur dans ses projets littéraires à venir. (Q.B.)

 

22) C'est une bonne idée de Stéphane JX' Beaumont que de faire paraître cette correspondance entre deux anciens combattants de la bataille des Dardanelles (1915). L'Anglo-indien Tommy parle de l'Empire britannique et nous remet en mémoire Kipling et la révolte des Cipayes (1857). Quant à son camarade pied-noir Fabien, né à Oran, il appréhende, avec raison, la fin de l'Algérie française suite aux événements de mai 1945 dans le Constantinois. Lettres prémonitoires éditées chez Persée- Les Archives du Temps (JP. D.)

21) “ Quelle rencontre !... avec comme point de départ cette bataille des Dardanelles où mon arrière-grand-père a combattu...mais c'est là que vos deux personnages se rencontrent justement, le Français d'Algérie et l' anglo- indien et grâce à eux s'incarne votre passionnante réflexion sur ces deux Empires aux bases totalement différentes …les échanges entre les personnages sur un mode léger au début (on était un peu misogyne à cette époque ..?) abordent les problèmes de manière de plus en plus profonde…pourtant la réflexion sera toujours empreinte de mesure, le maître mot… L'auteur du présent ouvrage... est dans chacun des personnages… Bravo pour la hauteur de réflexion, le style et la clarté..."  (AS. S-B.)

20) Livre en cours de lecture et déjà passionnant...N'hésitez pas à vous procurer ce livre, une mine d'informations et de réflexions pour mieux comprendre le cours de bien tristes événements..." (S.B.) 

19) "... je dois dire que j'ai pris un grand plaisir à le lire sachant que j'y ai appris beaucoup de choses sur l'Algérie et ses origines. Mes références en histoire sont... peu nombreuses ... mais la forme du récit et la curiosité qu'il a suscité en moi m'ont fait passer un très bon moment..."  (P.R.)

18) "...Je ne suis jamais un lecteur ou un auditeur passif. J'aime approfondir ce que je lis et ce que j'entends. La brillante conférence d'hier soir m'y incite..."  (P. P.)

17) "...Permettez-moi de… vous dire combien vous avez passionné votre auditoire…Vous nous avez fait voir le monde des empires et du colonialisme très clairement, que nous n'imaginions pas ; vous avez bien fait d'apporter votre ouvrage, chacun va s'y plonger tout de suite et va revivre les moments inoubliables de votre conférence..." (F.C.)

16) "...par ailleurs....j'ai plaisir à renouveler mes félicitations à Mr BEAUMONT suite à la conférence qu'il a donnée récemment à Dijon sur le thème "d'Un Empire, l'Autre...", celle-ci permettant notamment de porter un regard différent sur le passé..."  ( MTH. I.)

15) "... encore bravo pour ce superbe travail !..." ( P.L. )

14) "... Ouvrage engagé avec beaucoup de références philosophiques qui prennent encore tout leur sens aujourd'hui. Merci pour ce rappel à la réalité..." ( L.B. )

13) "... je suis ravi ! j'ai lu votre livre et j'ai beaucoup aimé..." ( J.F. )

12) " …je me suis installé confortablement sur ma terrasse, un verre de thé devant moi et je l'ai dévoré d'une seule traite. J'ai appris beaucoup de choses en le lisant, notamment que c'était la France qui avait créé l'Algérie mais bien d'autres choses encore. J'ai apprécié la finesse de l'étude de ce que doivent être les rapports d'une puissance coloniale avec la population indigène présente avant la colonisation, les différences de visions des 2 protagonistes. L'idée est très intéressante, la lecture rafraîchissante. On pénètre dans une Histoire très contemporaine qui nous touche de près, surtout pour l'Algérie." ( N. C. )

11) " ... L'idée de couvrir un très large éventail de réflexions à partir d'un dialogue est une réussite, d'autant que les deux épistoliers sont le reflet d'un monde disparu (le français d'Algérie et en Algérie ; l'anglais de l'Inde et en Inde) et pourtant encore tellement instant...Cela dit, c'est tout le problème de la colonisation et de la décolonisation qui est impliqué dans votre livre. Il n'y a pas que cela, certes mais il y a cela... C'est le propre de la colonisation que d'être un « forçage » et de n'en être pas moins bénéfique pour ceux qui ont été forcés. Inutile de revenir sur l'impulsion que l'invasion romaine a donnée à la future France. D'où l'extraordinaire ambiguïté de la mise en place des grands empires coloniaux, principalement ceux du XIXe siècle. On ne peut pas tout en accepter, on ne peut pas tout en rejeter...Votre ouvrage, qui en dit beaucoup plus que des pavés écrits sur la question, montre bien ce qui paraît insoluble.. n'était-il pas possible de construire une Algérie indépendante sur le modèle de l'Afrique du Sud ? En tout cas, le choix que vous avez fait des deux épistoliers est proprement « génial ».Ce sont des hommes emblématiques du passé colonial, mais ce sont aussi des bâtisseurs. Ils sont partis avant de connaître la conclusion. Nous la connaissons ; elle aurait été un déchirement pour eux...Votre livre contient tout cela et pose, sous une forme ramassée et saisissante, tous les éléments de l'un des plus grands drames de la période contemporaine, dont nous ne sommes pas à la veille de voir s'éteindre les conséquences." ( P. P. )

10) "...Parmi les marronniers journalistiques, il y a la rentrée littéraire de septembre où l’on nous annonce chaque année un nombre de plus en plus élevé d’ouvrages. On parle cette année de 645 titres. Pour ma part, je n’explorerai pas cette montagne de papier pour tenter d’y découvrir la perle rare car j’ai déjà trouvé ma pépite de l’année. Il s’agit d’un petit opuscule de moins de cent pages, véritable condensé de sensibilité et d’intelligence. Son auteur, membre de l’ASAF, s’appelle Stéphane J-X’ Beaumont. Déjà auteur de plusieurs livres à caractère professionnel sur la maîtrise du risque, il signe là une remarquable fiction historique. Une correspondance échangée entre deux anciens camarades du Front d’Orient de 1915 est retrouvée. L’un, l’Algérien, est un Européen né à Oran, en 1894, où il vit avec la population arabe. L’autre est l’Anglo-indien, c'est-à-dire un Anglais né à Bombay en 1885 et vivant en Inde. En cette fin d’année 1945, ils s’inquiètent de certains "détails"...Mais ce petit ouvrage est à double lecture, car il est aussi l’aveu par l’auteur d’une souffrance combattue, d’un Black Dog comme Winston Churchill qualifiait ses phases de dépression. En effet, Stéphane J-X’ Beaumont a été arraché à son pays, l’Algérie. La perte d’une terre, nous dit-il, se transforme très vite en manque puis en désir d’un nouveau royaume à habiter. Il s’est donc reconstruit un Royaume mental qu’il appelle Le Bunker. Par superstition méditerranéenne, sans doute, il l’a peuplé de tout un fatras d’objets et de souvenirs « contre-phobiques » : figurines de plomb, lectures épiques et biographies flamboyantes, tout un petit monde d’exemples à vivre et qui faisaient office de passeur d’obstacles...Parmi tous les souvenirs, toujours emplis de nostalgie, lus ou entendus, de compatriotes ayant vécu en Algérie, je n’ai jamais rien rencontré d’aussi subtil quant à la façon de parler un peu de soi au milieu de beaucoup d’Histoire..." ( G. R. )

9) " J'ai fini de lire votre ouvrage…au début j'ai été déroutée par sa conception, passant de 1915 à 1945, puis revenant à l'entre-deux guerres; je me suis davantage sentie à l'aise avec Fabien qu'avec Tommy; il faut dire que je connais des "Algériens" ou rapatriés, alors que je ne connais pas d'Anglo-Indiens. Je partage assez largement les analyses de Fabien, tout à fait prémonitoires d'ailleurs. J'ai relevé une phrase tout à fait pertinente, page 70 : "La France n'a pas pu coloniser l'Algérie, puisque c'est elle qui l'a fondée". J'ai trouvé que l'un et l'autre n'étaient pas tendres avec les femmes.."(J.C.)

8) "...J'ai enfin reçu hier votre livre… je l'ai relu avec le même intérêt. Cette rencontre Orient / Occident est un retour aux sources qui met en lumière l'actualité et nous engage. Ce n'est assurément plus un ouvrage de fiction... Les échanges visionnaires, humains et les valeurs profondes des deux protagonistes continuent à nous habiter une fois le livre refermé..." ( C.G.)

7) "...Je ne suis pas critique littéraire…donc je ne me hasarderai pas à l’exercice, je suis simple lecteur "honnête homme » aurait-on dit hier. A ce titre le bouquin m'a plu dans son style (pour moi c'est au combien important) et il m'a passionné dans son contenu, ce d'autant que je ne connais pas grand-chose à l’Algérie…en tout cas merci pour ces deux heures passées avec F et T et à très bientôt..." ( V.C.)

6) "...Je termine la lecture de votre ouvrage et je comprends mieux aujourd'hui pourquoi vous avez choisi la toile " Conversation à Seddul Bahr" pour illustrer la couverture de votre livre. L'échange entre votre aïeul Fabien et Tommy est très touchant, il reflète bien l'inquiétude qu'ils avaient pour leur terre natale. L’histoire nous démontre que leurs craintes étaient fondées ! J'aime à penser que ces personnages aient pu croiser la route de mon grand oncle Jules lorsqu'il se trouvait aux Dardanelles ou bien celle de mon grand-père Émile, ancien poilu d'Orient. J’espère que votre ouvrage obtiendra le succès qu'il mérite et je vous remercie d' avoir associé mon travail pictural à votre première fiction historique..." ( L.T.)

5) "...Derrière cette correspondance retrouvée se cache un bref roman épistolaire qui retrace les événements historiques majeurs du XIXe et XXe siècle. Deux anciens camarades, l'un installé à Bombay, l'autre à Oran, nous éclairent sur le passé colonial, le premier d'un point de vue de l'Empire, l'autre d'un point de vue républicain. Cette correspondance a comme fil conducteur la pensée de Camus qui rencontre celle de Kipling et elle essaie de nous éclaircir sur la perpétuelle question de la fracture entre l'Occident et l'Orient. Ce beau roman profondément humain nous transmet un héritage culturel qui pourrait bien nous aider à réfléchir sur notre monde actuel !..." ( M.M.)

4) "...Lire, c'est être armé pour affronter ! Votre ouvrage plus qu’un véritable devoir de mémoire représente le travail à accomplir sur soi-même, redonne un sens à la vie, à la franche amitié, à la volonté propre et au combat que chacun d’entre nous doit livrer pour voir le monde entier évoluer, en évitant la honte et la guerre….Votre récit, en soi bien éloigné d’une quelconque caricature, nous mène à cette idée de droit qui précède le devoir, à la raison comme indissociable justice d’un humain qui se veut humain, responsable et non coupable pour ne pas fuir ses obligations….La déstabilisation du bassin méditerranéen relatée avec brio, prémices d’une révolte, démontre plus largement que sans cohérence, fondations, et règles d’intégration, la paix peut, à tout moment, être remise en cause. Votre analyse du passé devient visionnaire…Votre savoir, vos mots et votre façon pertinente d’aborder des sujets d’actualités, tels que la crise identitaire, l’impact de l’histoire et des décisions politiques et diplomatiques passées, permettent d’identifier les enjeux stratégiques actuels; ainsi, certaines solutions et axes d’intervention émergent à l’évidence… Ce que les Hommes ont fait de ce qu’on leur a fait, des liens forts devenus faibles et des liens faibles qui se sont renforcés ?..." ( K.S.A. )

3) "...A lire cet excellent billet de mon ami Stéphane JX Beaumont pour tous ceux qui vibrent avec ferveur aux paroles du Chant du Départ et même pour ceux qui le découvriraient..." ( M. S. )

2) "...C'est à travers l'échange épistolaire de 2 hommes, Fabien vivant à Oran et Tommy à Bombay, que Stéphane JX' Beaumont ouvre une page sur l'un des plus grands chocs de l'histoire et nos mémoires impériales. C'est aussi un regard posé sur ces valeurs humaines que l'homme garde en lui quand il a tout perdu, camarades, espoir, racines... Et que faire de ce passé colonial qui reste à fleur de peau ? "D'un Empire, l'Autre" fait résonance avec l'actualité dans un monde où les passions identitaires renaissent et que le modèle de l'Etat-nation est remis en question..." ( M. L.)

1) "...Voilà un livre aérien, dense, et curieux. Aérien, car on est d’emblée en altitude, comme si embarqué dans un « Piper », ayant à peine décollé de Toussus-le Noble, à côté de Paris, on voit à la fois la capitale de la « Grande Nation », et Chartres, Orléans, Rouen ; vue à la fois détaillée et générale, comme celle d’un homme qui marche sur une route de campagne, et celle de l’Océan qui se devine. Mais c’est le temps qu’on embrasse : la fin de la Grande Guerre, d’où l’on aperçoit les racines de ce que sera la décolonisation (« le Sanglot de l’Homme Blanc »), passée au prisme de l’abjection de la Shoah, et les prémisses de ce qui se passe aujourd’hui, avec la question : comment ne pas rater cette éternelle et magnifique rencontre Orient/Occident que les bêtes infâmes veulent faire échouer. C’est un livre dense où s’exprime le vécu charnel de l’anticipation du semi-échec, donc semi-réussite, de cette autre forme de rencontre que fut la colonisation, sujet complexe, s’il en est. C’est un livre curieux en ce sens qu’il cherche et veut faire comprendre. Il tisonne la réflexion (et du même coup ranime la braise de souffrances individuelles, rappelant que la Grande Histoire se fait avec la chair et le cœur des hommes). C’est aussi un livre qui soigne, car il rappelle que cure et curiosité ont la même étymologie : curiositas... C’est donc un livre qu’il faut lire, proposant la "Mezura" méditerranéenne, la fraternité, et cette exigence pour l’Homme de s’empêcher (Camus) comme outils permettant de sublimer l’affrontement stérile des concepts d’Orient et d’Occident. Car il est vrai qu’Orient et Occident sont en chacun de nous..." ( B. R.)

 

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